Ukraine : entretien de la dernière chance Macron-Poutine, la tension monte à la frontière russe

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Les tensions sont de plus en plus fortes sur la ligne de front dans l’Est de l’Ukraine où 150 000 soldats russes seraient massés à la frontière, menaçant d’une invasion. Les alliés occidentaux de Kiev appellent à « l’apaisement » depuis 24 heures et cette journée de dimanche pourrait être décisive. Le point sur la situation.

« De plus en plus chaud »

Sur le front, dans l’est de l’Ukraine, les combats ont redoublé. Kiev et les séparatistes soutenus par Moscou s’accusent mutuellement d’envenimer ce conflit qui a fait plus de 14 000 morts depuis 2014.

Kiev a annoncé la mort de deux de ses soldats lors de ces affrontements. Des obus de mortiers sont aussi tombés non loin du ministre de l’Intérieur ukrainien, Denys Monastyrsky, en visite sur le front, sans faire de victimes.

Les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont affirmé samedi avoir constaté une « augmentation spectaculaire » des violations du cessez-le-feu, avec un total de 1 566 infractions en 24 heures, un record cette année. « C’est de plus en plus chaud », confie un soldat ukrainien de 26 ans, Andriï, posté près du front.

Dans la nuit de samedi à dimanche, les agences russes ont signalé des tirs d’artillerie dans la banlieue de Donetsk, à proximité immédiate de la ligne de front.

Des milliers d’évacués

La région russe de Rostov, frontalière de l’Ukraine, a déclaré l’état d’urgence pour faire face à un possible afflux de réfugiés en provenance des zones séparatistes.

Selon les derniers chiffres des séparatistes, plus de 22 000 personnes ont été évacuées en Russie, chiffre faible pour des zones où vivent plusieurs centaines de milliers de personnes.

L’entretien Poutine-Macron

Les présidents russe et français doivent s’entretenir ce dimanche à 11 heures (heure de Paris). Après leur rencontre du 7 février à Moscou, cette discussion entre les présidents français et russe constitue « les derniers efforts possibles et nécessaires pour éviter un conflit majeur en Ukraine », a souligné l’Élysée.

Emmanuel Macron s’est entretenu samedi avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, qui dit ne pas vouloir « riposter aux provocations le long de la ligne de contact », selon l’Élysée. Volodymyr Zelensky lui a « confié de dire à Vladimir Poutine la disponibilité de l’Ukraine à dialoguer », a souligné la présidence française.

Moscou conditionne la désescalade à des « garanties » pour sa sécurité, comme le retrait d’Europe de l’Est de l’infrastructure militaire de l’Otan et l’assurance que l’Ukraine n’adhèrera jamais à l’Alliance atlantique, des demandes inacceptables pour les Occidentaux.

Les inquiétudes américaines

La Russie peut lancer une attaque sur l’Ukraine « à tout moment », répète de son côté la Maison Blanche. Le président américain Joe Biden doit participer dimanche à une rare réunion du Conseil de sécurité nationale consacrée à la crise ukrainienne, quelques jours avant un entretien entre son secrétaire d’État Antony Blinken et son homologue russe Sergueï Lavrov, jeudi 24 février.

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Mais les voyants sont désormais au rouge, avec l’Otan qui estime que « tous les signes indiquent que la Russie prévoit une attaque complète » de l’Ukraine.

Mobilisation générale des séparatistes ukrainiens

Les séparatistes pro-russes de l’est ukrainien, qui accusent Kiev de vouloir les attaquer, ont annoncé samedi une « mobilisation générale » des hommes en état de combattre, après avoir ordonné l’évacuation de civils vers la Russie voisine.