Oser changer de vie : du doctorat au camping

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Christiane Kritzer n’était pas très heureuse en thèse à Stuttgart. Une envie de vacances la pousse à recontacter une amie norvégienne. Aujourd’hui, elles sont amoureuses et gèrent avec bonheur un camping à deux heures d’Oslo.

La pandémie a été un choc pour la majorité des gens. Et pour certains, elle a entraîné une prise de conscience : il fallait changer de vie. Le quotidien allemand Die Zeit est allé à la rencontre de trois Allemands qui ont, pendant cette période, changé tout dans leur quotidien, à commencer par leur travail.

Parmi eux, Christiane Kritzer, 34 ans, raconte comment elle a changé de voie, de pays et de vie tout court ! Juste avant la pandémie, cette étudiante en doctorat décroche un contrat de quatre ans pour effectuer sa thèse. Elle avait déjà fait près de dix ans d’études, en histoire de l’art puis en restauration de tableaux “pour en savoir plus sur le côté matériel de l’art et pour préserver les œuvres pour l’avenir”, quand elle a décidé de poursuivre en doctorat. Ce contrat “signifiait pour la première fois une sécurité financière à long terme”.

Tout semblait donc parfait. Christiane Kritzer pensait pouvoir se consacrer pleinement à son sujet de recherche. “Au lieu de cela, je devais constamment assister à des rendez-vous et à des cours obligatoires”, explique-t-elle.

En décembre 2019, elle recontacte une amie norvégienne qui travaille dans un camping dans son pays. Elles se connaissent depuis l’adolescence. La thèse de Christiane piétine. Le monde de la recherche ne lui plaît pas et elle sait qu’elle adore les grands espaces. Partir en Norvège lui semble donc un projet de vacances judicieux. Mais les choses prennent une tournure inattendue :

Alors que je continuais à travailler sur ma thèse de doctorat à Stuttgart, nous étions en contact presque tous les jours et sommes tombées amoureuses. Elle m’a ensuite rendu visite en février 2020. En fait on pensait qu’on allait pouvoir se voir plus souvent dans les mois à venir – après ma thèse de doctorat, nous voulions réfléchir à un avenir ensemble. Mais tout à coup le Covid-19 a fermé les frontières. Ma compagne a alors eu l’idée que je travaille avec elle dans le camping. J’ai été autorisée à entrer en Norvège avec un contrat de travail.”

La décision lui a semblé évidente et la pandémie a accéléré son désir de changer de vie. La première année, elle observe, aide aux rénovations dans le camping, situé à deux heures et demie de route à l’ouest d’Oslo, et se met au norvégien. “Mon nouveau travail quotidien est très varié, car il y a toujours quelque chose à arranger ou à organiser dans le camping. Je travaille aussi à la réception, je passe des appels et je reçois les invités. Voir à quel point cela fonctionne aussi bien en norvégien qu’en allemand et en anglais me motive beaucoup. Même si ce n’était pas ma motivation, ce changement de vie en valait également la peine financièrement : je gagne désormais plus du double de ce que je gagnais en tant que doctorante.”

Aujourd’hui, elle aimerait aménager une grange en espace culturel. Et tous les matins, quand elle ouvre sa fenêtre, elle se dit émerveillée par le paysage. Et sans doute aussi un peu par le chemin parcouru.

Source

C’est la publication allemande de référence, une autorité outre-Rhin. Ce (très) grand journal d’information et d’analyse politique, pointu et exigeant, se distingue aussi par sa maquette et son iconographie très recherchées. Tolérant et libéral, il

[…]

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