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Disney pourrait perdre les droits de Mickey Mouse

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Résumé : Jane Campion par Jane Campion propose un regard unique sur le processus créatif de l’une des plus grandes cinéastes contemporaines, à travers une série d’entretiens réalisés depuis ses débuts jusqu’à ses projets les plus récents par Michel Ciment.

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Jane Campion par Jane Campion

Dans l’introduction de la nouvelle édition de son Jane Campion par Jane Campion, Michel Ciment, critique de cinéma et directeur de la publication de la revue Positif, perçoit dans l’œuvre de la réalisatrice la continuité d’un geste qui sut concilier l’image insolite avec la clarté du récit ; deux aspects qui déterminent par ailleurs l’écriture de cet ouvrage. L’insolite, d’abord, qui fonde l’excellence des analyses de l’auteur, s’attardant sur la structure des récits autant que sur la composition des plans, s’attachant aux éléments biographiques ainsi qu’au contexte de production des films pour comprendre l’originalité occupée par Jane Campion au sein de l’Histoire du cinéma. Si Michel Ciment remarque les similitudes qui rapprochent la cinéaste de ses plus immédiats contemporains (les frères Coen, Tim Burton, Steven Soderbergh, Quentin Tarantino, figures prestigieuses auxquelles pourrait s’ajouter celle de Paul Thomas Anderson), il n’oublie pas de rappeler son statut d’héritière de la modernité par le mention de ses plus illustres modèles (Luis Buñuel, Roman Polanski, David Lynch et Stanley Kubrick). Ce souci généalogique permet de préciser l’indépendance d’esprit qu’affirme Campion à travers sa volonté de retranscrire un point de vue particulier (le féminin) sans pour autant ostraciser son autre moitié (le masculin). À ce démocratisme identitaire répond une mythologie nationale à la croisée de l’apparente austérité néo-zélandaise et de l’excentricité austrialienne dont Ciment nuance l’opposition en revenant à la représentation paysagère de ses films (l’esprit d’aventure qui émane des forêts de Nouvelle-Zélande, l’enfermement aliénant qui détermine les espaces clos australiens).

 

Benedict Cumberbatch – The Power of the Dog de Jane Campion

 

L’insolite, toujours, qui se constitue chez Campion comme un enjeu de mise en scène à part entière. Des cadrages décalés ou l’insertion de plans documentaires dans Sweetie (1989), son premier long métrage jusqu’à la topographie onirique et le constant changement de perspectives de The Power of the Dog (2021), son dernier film en date, affirme la richesse d’un style qui tout en se nourrissant de la réalité des lieux inscrit son sens du détail dans la chair même de la narration cinématographique. D’où cet esprit de cohérence qui anime l’ensemble d’une œuvre à l’éclectisme apparent (entre genres et époques) mais non déterminant.

 

C’est justement cette cohérence qu’éclaire l’ouvrage de Michel Ciment. Sans se refuser à voir les différences (la douceur de Bright Star [2009] face à la violence des rapports décrits par La Leçon de piano [1993] et Holy Smoke [1999]), l’auteur remarque la constance d’une vigueur qui permet à Campion de dépasser l’idéalisme pour se rapprocher de la réalité des corps qu’elle filme. D’où la concordance de tempéraments opposés (les fratries de Sweetie, In the Cut [2003] et The Power of the Dog) qui fait écho à l’articulation d’une esthétique qui épouse la subjectivité des personnages pour mieux rattacher la fluidité des mouvements d’appareil à la rigidité des cadrages.

 

Holly Hunter et Anna Paquin – La Leçon de Piano de Jane Campion

 

La clarté qu’apporte Michel Ciment à l’étrange poésie qui anime les plans de Campion rejoint sa propre méthode d’écriture qui tout en optant pour l’approche monographique (étude des films par ordre chronologique et ambition d’exhaustivité avec l’inclusion des courts métrages de la cinéaste) alloue une large place aux entretiens et aux illustrations. Les premiers s’articulent aux analyses de Ciment, tandis que les seconds dépassent leur fonction d’illustrations pour approfondir la réflexion d’ensemble.

 

Il s’agit donc de faire voir autant que de faire entendre. L’auteur parvient à faire de l’entretien un dialogue ouvert, ses questions soutenant les propos de la réalisatrice qui frappent par leur précision et s’articulent à la pertinence des choix iconographiques privilégiant les plans des films pour insister sur tel ou tel détail ainsi que sur des documents de tournage (dessins préparatoires, extraits de scénario) pour sonder l’intérieur du travail filmique. À l’instar de son Kubrick (réédité 2011 chez Calmann-Lévy) et de son Boorman (réédité en 2019 chez Marest Éditeur), cette édition augmentée de Jane Campion par Jane Campion marque par sa faconde orale et manuscrite et assure la réussite d’un travail de transmission.

 

 

 

  • JANE CAMPION PAR JANE CAMPION
  • Auteur : Michel Ciment
  • Éditions : Cahiers du cinéma
  • Date de parution : 18 février (ebook français / anglais) – 18 mars 2022 (librairie)
  • Première édition : 2014
  • Langues : Français et anglais (sous le titre Jane Campion on Jane Campion publié aux Cahiers du cinéma)
  • Format : 240 pages
  • Tarifs : 45 € (print) – 29,99 € (numérique)