DIRECT. Crise en Ukraine : les troupes russes «s’apprêtent à frapper» l’Ukraine, selon le secrétaire américain à la Défense

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L’essentiel

  • Les Occidentaux s’inquiètent depuis des semaines des risques d’une attaque de l’Ukraine par la Russie, qui a massé plus de 100 000 soldats aux frontières de ce pays. Moscou a répété qu’elle avait engagé le retrait de ses troupes, sans convaincre.
  • Un nouvel épisode de tensions est né avec des bombardements dans l’Est ukrainien, dont s’accusent mutuellement armée ukrainienne et séparatistes prorusses. Un soldat serait décédé, a annoncé Kiev.
  • Joe Biden s’est dit vendredi « convaincu » que la Russie pourrait attaquer l’Ukraine et sa capitale Kiev, « dans les prochains jours ».
  • Emmanuel Macron a appelé vendredi à Bruxelles à la « cessation des actes militaires » dans l’est de l’Ukraine. Il doit s’entretenir au téléphone dimanche avec Vladimir Poutine. Samedi, les ministres des Affaires étrangères du G7 doivent se retrouver à Munich pour évoquer la crise.

Suivez en direct les événements de la journée :

11h55. Les troupes russes « s’apprêtent à frapper » l’Ukraine. Le secrétaire américain de la défense Lloyd Austin estime l’attaque russe imminente.

11h50. Poutine à l’offensive. Le président russe lance actuellement des exercices militaires « stratégiques » avec des missiles balistiques.

11h24. Des accusations de génocide qui ne tiennent pas la route ? Pour le chancelier Allemand Olaf Scholz, les accusations émises par Vladimir Poutine, selon lequel un prétendu « génocide » serait perpétré contre les civils des territoires ukrainiens séparatistes prorusses, sont « ridicules ».

10h44. La Russie aura « plus d’Otan », si elle cherche « moins d’Otan ». Le chef de l’Otan Jens Stoltenberg réaffirme engagement « indéfectible » des membres de l’alliance à se protéger mutuellement, prévenant la Russie qu’elle n’obtiendrait que « plus d’Otan » si elle cherche à avoir « moins d’Otan » à ses frontières . « Moscou tente de faire reculer l’histoire et de recréer sa sphère d’influence », accuse Jens Stoltenberg lors d’un discours à la conférence sur la sécurité de Munich, mais « nous sommes tous des alliés de l’Otan, nous ne faisons qu’un et nous ferons toujours ce qui est nécessaire pour nous protéger et nous défendre mutuellement », assure-t-il.

10h34. L’état d’urgence dans une région russe frontalière de l’Ukraine. « Compte tenu de l’augmentation de personnes qui arrivent, il nous semble approprié d’introduire l’état d’urgence », déclare le gouverneur de la région de Rostov, Vassili Goloubev, cité par les agences de presse russes.

10h27. « Ensemble, nous parviendrons à la victoire souhaitée et nécessaire. Nous protégerons le Donbass et tout le peuple russe », estime le chef de la « République » de Donetsk, Denis Pouchiline. Selon lui, les forces de sa région ont déjoué des attaques fomentées par Kiev.

10h09. « J’appelle mes concitoyens réservistes à se présenter aux bureaux de conscription militaires ». Les dirigeants des séparatistes pro-russes proclament la « mobilisation générale ». Aujourd’hui, j’ai signé le décret de mobilisation générale », annonce le chef de la « république » de Donetsk, Denis Pouchiline, dans une déclaration vidéo. Quelques minutes plus tard, Léonid Passetchnik, le dirigeant de la « république » de Lougansk, l’autre région séparatiste de l’est de l’Ukraine, a signé un décret similaire appelant à la mobilisation des hommes de 18 à 55 ans afin de se préparer, selon lui, à « repousser une agression ».

10h06. Le samedi de Vladimir Poutine. Le président russe supervise aujourd’hui des manœuvres militaires d’ampleur, avec notamment des tirs de missiles balistiques et de croisière capables de porter des charges nucléaires. Ces exercices mobiliseront des forces du district militaire Sud, les forces aérospatiales, les flottes du Nord et de la mer Noire ainsi que les « forces stratégiques ». Ces dernières sont équipées de missiles à portée intercontinentale, de bombardiers stratégiques, de sous-marins, de navires de surface et d’une aviation navale porteuse de missiles conventionnels. Selon le porte-parole du Kremlin, il s’agit d’un « processus d’entraînement régulier ».

9h59. La Russie mène « une tentative flagrante de réécrire les règles de l’ordre international ». Ce sont les mots d’Ursula Von Der Leyen, la présidente de la commission européenne, qui dénonce une alliance entre la Chine et la Russie pour imposer « la loi du plus fort ». Cette manœuvre pourrait coûter « un avenir prospère » à la Russie, estime la dirigeante européenne.

9h55. L’appel de Kiev pour une aide financière et militaire. Le président ukrainien rencontrera à Munich le Premier ministre britannique Boris Johnson, le chancelier allemand Olaf Scholz et la vice-présidente américaine Kamala Harris, selon la présidence. « Volodymyr Zelensky s’attend à des accords concrets concernant la fourniture à notre pays d’un soutien militaire et financier supplémentaire », selon cette même source.

9h51. La situation « reste pleinement sous contrôle », indique la présidence ukrainienne, qui explique que la crise ne modifie pas le programme du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Ce dernier maintient donc son déplacement prévu samedi à la conférence de Munich, indique son cabinet. Le chef de l’État doit revenir à Kiev le jour même.

9h45. Un soldat tué, violations graves du cessez-le-feu. Les forces armées ukrainiennes et les séparatistes prorusses se sont mutuellement accusés ce samedi de violations graves du cessez-le-feu dans l’est de l’Ukraine. L’armée ukrainienne a fait état de 66 échanges de tirs de mortiers, de 82 et 110 mm de calibre, sur les villes du front jusqu’à 07h00, un nombre particulièrement élevé.

Un soldat ukrainien au moins a été tué par un éclat d’obus. Les forces armées ukrainiennes ont toutefois affirmé, dans un communiqué, qu’elles « contrôlent la situation » et « poursuivent leur mission de repousser l’agression armée de la Russie ».

9h40. Macron va s’entretenir par téléphone avec Poutine. Le président français Emmanuel Macron va s’entretenir dimanche par téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine et samedi avec l’Ukrainien Volodymyr Zelensky, pour tenter « encore d’éviter le pire » en Ukraine, a déclaré vendredi soir l’Élysée. Il faut « tout tenter, tout faire pour que le pire n’arrive pas », a martelé la présidence française, en évoquant un « risque d’une invasion russe du territoire ukrainien sous le contrôle du gouvernement » de Kiev, et pas seulement des territoires séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine.

9h30. Joe Biden « convaincu » d’une prochaine attaque. Le président américain s’est dit vendredi « convaincu » que Vladimir Poutine avait « pris la décision » d’envahir l’Ukraine, ajoutant cependant qu’il n’était « pas trop tard » pour la diplomatie. « Nous avons des raisons de penser que les forces russes ont l’intention d’attaquer l’Ukraine (…) dans les prochains jours », a déclaré le président américain dans une allocution depuis la Maison Blanche. « Je suis convaincu qu’il a pris la décision. Nous avons des raisons de le penser ». « Nous pensons qu’ils prendront Kiev pour cible, une ville de 2,8 millions d’innocents », a-t-il ajouté.

Watch live as I give an update on our continued efforts to pursue deterrence and diplomacy – and an update on Russia’s buildup of military troops on the border of Ukraine. https://t.co/Xt6EQUNltF

— President Biden (@POTUS) February 18, 2022

9h20. Les Américains alarmistes. Outre-Atlantique, les discours alarmistes se succèdent et on semble tenir pour inéluctable une invasion russe de cette ex-République soviétique, divisée entre pro-occidentaux et séparatistes prorusses de la région du Donbass. Le Renseignement américain a lancé l’alerte ce début d’année en indiquant que la Russie accentuait les préparatifs d’une invasion à grande échelle.

9h10. Souvenir de Crimée, en 2014. Le souvenir de l’annexion de la Crimée par la Russie, reprise à l’Ukraine en un mois seulement lors d’une opération militaire en 2014, est dans tous les esprits.

9 heures. Une crise qui couve depuis longtemps. La crise ukrainienne est au cœur de toutes les discussions, depuis des semaines, entre la Russie et l’Occident. Le président russe Vladimir Poutine l’a dit clairement : il veut ramener l’Ukraine, « petite sœur » de la Russie selon lui, dans le giron russe, la tenant loin de l’Otan, l’Alliance atlantique dominée par les Américains. Au-delà même de l’Ukraine, il veut un engagement de l’Otan de cesser tout élargissement à l’est.