L’Ukraine et les séparatistes prorusses s’accusent de nouveaux bombardements

Voir aussi

Jubilé d’Elizabeth II : Meghan et ce prince Harry seront absents du balcon de Buckingham

Jubilé d’Elizabeth II : Meghan et un prince Harry seront absents du balcon de Buckingham

rivalité en Ukraine : la France va apporter 300 millions de dollars d’aide supplémentaires

Guerre chez Ukraine : la France va apporter 300 millions de dollars d’aide supplémcheztaires

Avortement aux Etats-Unis : le gouverneur de l’Oklahoma fondement l’une des lois les plus restrictives

étouffement aux Etats-Unis : le gouverneur de l’Oklahoma signe l’une des lois les plus restrictives

Partager

Au-delà des déclarations et des tentatives internationales de résolution diplomatique, la situation s’envenime en Ukraine. Pour le deuxième jour de suite, l’armée ukrainienne et les séparatistes prorusses s’accusent de nouveaux bombardements.

Les autorités ukrainiennes ont fait état de 20 violations du cessez-le-feu par les séparatistes pendant la nuit, tandis que les rebelles prorusses ont rapporté 27 tirs de l’armée ukrainienne. Les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont rapporté une hausse significative des tirs, avec 189 violations du cessez-le-feu enregistrées dans la région de Donetsk jeudi, contre 24 le jour précédent.

La veille déjà, les deux parties s’étaient rejeté la faute après des bombardements à Stanytsia Luhanska, près de Louhansk, dans le Donbass. Selon l’armée ukrainienne, l’attaque, qui a touché une école maternelle, endommagé des infrastructures et privé d’électricité une partie des habitants, a fait trois blessés parmi des civils. Ce vendredi, l’Ukraine a fait savoir qu’elle « ne prévoyait aucune offensive » contre les séparatistes.

Des versions contradictoires

Du côté des séparatistes prorusses, la version est toute autre. Le chef de la milice de cette région, Ian Lechtchenko, a accusé l’armée ukrainienne d’« essayer de pousser le conflit vers une escalade ». « Nous espérons que nos opposants des capitales occidentales, de Washington et de l’Otan utilisent toute leur influence pour mettre en garde les autorités de Kiev contre une nouvelle escalade », a réagi de son côté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Ce vendredi, le Kremlin a même qualifié de « très inquiétants » les heurs armés dans l’est de l’Ukraine.

De leur côté, les États-Unis estiment que la Russie cherche des « prétextes » pour attaquer l’Ukraine et qu’une invasion est « imminente ».

Des accords de paix signés en 2015 à Minsk avaient permis l’instauration d’un cessez-le-feu et une baisse considérable des affrontements dans la région du Donbass, mais des violences sporadiques éclatent encore régulièrement sur la ligne de front.