Ukraine : la tension à son paroxysme, Le Drian redoute une «offensive forte» de la Russie

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L’offensive diplomatique continue. Après Emmanuel Macron, la semaine dernière, c’est le chancelier allemand Olaf Scholz qui est à la manœuvre pour tenter de faire retomber les tensions entre la Russie et l’Ukraine et de désamorcer une crise qui déstabilise la sécurité européenne.

« Nous attendons de Moscou des signes immédiats de désescalade », a déclaré lundi Scholz dans un tweet, menaçant encore la Russie de « lourdes conséquences en cas de nouvelle agression militaire ». « Personne ne doit douter de la détermination et de la préparation de l’UE » à réagir en cas d’attaque de l’Ukraine, a-t-il assuré au côté du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, réaffirmant que « la souveraineté et l’intégrité territoriale » du pays étaient « non négociables ».

Le chancelier, qui doit rencontrer mardi Vladimir Poutine, a exhorté la Russie à saisir les « offres de dialogue » destinées à aboutir à une désescalade. « Nous comprenons qu’une appartenance à l’Otan garantirait notre sécurité et notre souveraineté territoriale », a de son côté souligné Zelensky. Une adhésion à l’Otan considérée comme inacceptable par Moscou.

Un sommet européen exceptionnel ?

Les États-Unis, qui ont déplacé lundi leur ambassade de Kiev à Lviv, martèlent toujours que la Russie pourrait envahir l’Ukraine « à tout moment ». Lundi soir, Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, a estimé que « tous les éléments » sont réunis pour une offensive militaire « forte ». Nombre de capitales ont appelé leurs ressortissants à quitter le pays. Boris Johnson a jugé lundi la situation « très très dangereuse » avec une invasion russe possible « dans les 48 heures à venir ». « Nous sommes au bord du précipice, mais il est toujours temps pour le président Poutine de reculer, a estimé le Premier ministre britannique. Nous appelons tout le monde au dialogue (…) pour éviter ce qui serait une erreur catastrophique. »

Le ton semble moins alarmiste à Moscou. Le ministre des Affaires étrangères de Poutine, Sergueï Lavrov, a estimé possible une solution diplomatique à la crise, proposant même de « prolonger et d’élargir » le dialogue. Le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou, a annoncé la fin de certaines manœuvres militaires, alors que les exercices terrestres et maritimes, aux frontières russo-ukrainiennes et en Biélorussie, nourrissent les craintes d’une escalade. Mais, selon le porte-parole du Pentagone, John Kirby, la Russie aurait encore renforcé son dispositif militaire aux frontières de l’Ukraine au cours du week-end.

Les dirigeants de l’UE pourraient se réunir jeudi, en marge du sommet avec leurs homologues de l’Union africaine, en fonction de l’évolution de la crise entre l’Ukraine et la Russie. La décision revient au président du Conseil européen, Charles Michel. Un point d’information est prévu sur les résultats de la rencontre mardi entre Olaf Scholz et Vladimir Poutine à Moscou, et un sommet européen exceptionnel est « possible, en fonction de la situation », selon un responsable européen.