Bénin : six morts dans une embuscade, un Français serait parmi les victimes

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Cinq gardes forestiers et un soldat ont été tués dans une embuscade mardi dans un parc naturel situé dans le nord du Bénin, a annoncé mercredi African Parks, une organisation de protection de la nature. Un Français se trouverait parmi les victimes selon l’agence Reuters. Le quai d’Orsay, qui n’était pas en mesure de confirmer l’information, a confié au Parisien que « des vérifications (étaient) en cours ».

Selon Ouest-France, il s’agirait d’un ancien militaire français de 50 ans, ancien adjudant-chef du 1er RPIMa et du 23e BIMa, recruté en 2018 par African Park. Libération précise qu’il travaillait comme instructeur pour l’organisation, citant des médias locaux. Il aurait été chef du département de lutte anti braconnage au sein d’African Parks, dans le cadre d’un contrat en République centrafricaine, selon Ouest-France.

« Hier (…) une équipe de gardes forestiers a été prise en embuscade dans le W National Park du Bénin, alors qu’elle effectuait une patrouille à la limite nord du parc, frontalière aux trois pays Bénin, Burkina Faso et Niger », a indiqué mercredi African Parks dans un communiqué.

« Le bilan provisoire fait état de six morts dont cinq gardes forestiers et un soldat des Forces armées du Bénin (FAB), dix autres personnes étant blessées », poursuit l’organisation. Selon African Parks, des renforts militaires et des gardes forestiers supplémentaires ont été déployés dans le secteur.

It is with deep regret that we share that on February 8th a team of rangers was ambushed in W National Park, Benin. Initial reports tragically indicate several deaths & injuries. We are working closely with the Government to intensify safety in the region https://t.co/sR5LynsE33 pic.twitter.com/FYxwWTcWr1

— African Parks (@AfricanParks) February 9, 2022

Le bilan serait plus lourd selon Ouest-France qui rapporte qu’une dizaine de tués aurait été recensée et plusieurs rangers et militaires seraient portés disparus, citant des sources locales. Le quotidien ajoute que des engins explosifs improvisés (IED) et des lance-roquettes de type RPG7 ont été utilisés par les assaillants contre la patrouille de rangers.

Insurrection djihadiste

L’attaque n’a pour l’instant pas été revendiquée, mais une insurrection djihadiste originaire du Sahel s’est étendue à certaines parties de l’Afrique occidentale côtière, notamment au nord du Bénin. Une récente série de raids frontaliers dans les pays situés au sud du Sahel a confirmé les soupçons selon lesquels les groupes djihadistes de la région cherchent à progresser vers la côte.

Longtemps considéré comme une enclave relativement épargnée par les groupes djihadistes qui sévissent dans la région, le Bénin est confronté à une série d’attaques dans le nord du pays depuis décembre. L’armée béninoise a renforcé sa présence dans la région après les deux premières attaques djihadistes officiellement reconnues à la fin de l’année dernière. Le mois dernier, deux soldats béninois ont été tués lorsque leur véhicule a été victime d’une attaque à la bombe artisanale dans le département de l’Atakora, dans le nord du pays.

En mai 2019, deux touristes français avaient été enlevés dans le parc national de la Pendjari, situé dans la même région, avant d’être libérés quelques jours plus tard par l’armée française au prix de deux soldats tués.