Ukraine : Russie et Biélorussie annoncent le début d’opérations militaires communes

Voir aussi

Jubilé d’Elizabeth II : Meghan et ce prince Harry seront absents du balcon de Buckingham

Jubilé d’Elizabeth II : Meghan et un prince Harry seront absents du balcon de Buckingham

rivalité en Ukraine : la France va apporter 300 millions de dollars d’aide supplémentaires

Guerre chez Ukraine : la France va apporter 300 millions de dollars d’aide supplémcheztaires

Avortement aux Etats-Unis : le gouverneur de l’Oklahoma fondement l’une des lois les plus restrictives

étouffement aux Etats-Unis : le gouverneur de l’Oklahoma signe l’une des lois les plus restrictives

Partager

Les armées russe et biélorusse ont débuté jeudi des manœuvres militaires en Biélorussie pour dix jours, a indiqué Moscou, en pleines tensions russo-occidentales autour de l’Ukraine. « Les exercices se déroulent avec l’objectif de se préparer à arrêter et repousser une agression extérieure dans le cadre d’une opération défensive », a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué. Selon cette source, les manœuvres ont lieu sur cinq terrains militaires, quatre bases aériennes et « différents sites » en Biélorussie, notamment dans la région de Brest, frontalière avec l’Ukraine. Elles doivent se poursuivre jusqu’au 20 février.

Le ministre français des Affaires étrangères a qualifié jeudi de « geste d’une grande violence » ces manoeuvres militaires. « Elles sont extrêmement massives. Il y a une accumulation d’exercices très significative, en particulier aux frontières même de l’Ukraine », a estimé Jean-Yves Le Drian sur France Inter. « Donc tout nous laisse à penser que c’est un geste d’une grande violence, qui nous préoccupe ».

[email protected]_LeDrian : « La situation est très grave : la Russie s’est donnée les moyens de lancer une nouvelle agression contre l’Ukraine. Il n’y a aucune décision prise à ma connaissance, mais lorsque vous avez 125 000 hommes à la frontière, il y a de quoi être inquiet. » #le79Inter pic.twitter.com/8uezsU5ht7

— France Inter (@franceinter) February 10, 2022

Les armées de Minsk et Moscou n’ont pas précisé le nombre de soldats et d’équipements participant à ces manœuvres, mais les Occidentaux affirment que 30 000 militaires russes ont été déployés en Biélorussie dans ce cadre. Ces exercices sont perçus à Kiev et en Occident comme un moyen de pression de Moscou, qui a massé depuis novembre plus de 100 000 soldats aux frontières de l’Ukraine.

Les troupes russes continuent d’affluer, avancent les États-Unis

Par ailleurs, les États-Unis affirment que les troupes russes continuent à se masser à la frontière. « Nous avons continué à observer, y compris ces dernières 24 heures, des capacités supplémentaires affluer d’autres régions de la Russie vers la frontière avec l’Ukraine et le Bélarus », a expliqué mercredi le porte-parole du Pentagone, John Kirby en ajoutant : « Nous ne donnerons pas de chiffres spécifiques mais ils continuent d’augmenter. » Au total, plus de 100 000 hommes seraient désormais présents. « Nous voyons aussi des signes que d’autres groupes tactiques sont en chemin », a-t-il poursuivi. Selon lui, le président russe Vladimir Poutine « continue de renforcer ses capacités » militaires. « Chaque jour il se donne plus d’options, chaque jour il renforce ses capacités, chaque jour il continue de déstabiliser ce qui est déjà une situation très tendue ».

Le porte-parole a rappelé que les États-Unis n’avaient pas l’intention de mener de quelconques opérations en Ukraine, pays non-membre de l’Otan, alors que les premiers des 3 000 soldats américains envoyés pour « rassurer » les alliés du flanc Est de l’Otan ont commencé à se déployer en Pologne et Roumanie.

Ils pourraient éventuellement participer à des opérations d’assistance si des ressortissants américains résidant en Ukraine devaient affluer dans ces pays en cas d’invasion russe, mais cela ne devrait pas être nécessaire, a noté M. Kirby. Les États-Unis ont prévenu depuis plusieurs semaines qu’ils n’avaient pas l’intention d’évacuer militairement les Américains d’Ukraine comme ils l’ont fait à Kaboul l’été dernier.

Washington accuse Moscou de préparer une potentielle invasion à grande échelle de l’Ukraine à très court terme, même si les responsables américains estiment que Vladimir Poutine n’a pas encore pris la décision de passer ou non à l’offensive. Le chef de l’État français a rencontré lundi le président russe Vladimir Poutine à Moscou, puis son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky mardi à Kiev. Emmanuel Macron a assuré avoir reçu des gages du président russe pour qu’il n’y ait pas « d’escalade supplémentaire », et Paris affirme que cette visite a permis « d’avancer » pour apaiser la situation.

Olaf Scholz reçoit à Berlin les dirigeants des pays baltes

En attendant, le ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, doit se rendre, ce jeudi, à Moscou pour continuer à mener des négociations à Moscou avec son homologue Sergueï Lavrov.

« Des approches idéologisées, des ultimatums et des menaces ne mènent à rien », a lancé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, au début de sa rencontre avec la Britannique Liz Truss, qui a exhorté le Kremlin à suivre un « chemin diplomatique » pour éviter une « effusion de sang ».

De son côté, le chancelier allemand Olaf Scholz reçoit à Berlin les dirigeants des pays baltes, ex-républiques soviétiques devenues membres de l’Otan, aux premières loges de la crise russo-ukrainienne et de la crainte de guerre aux frontières de l’Europe. « La mission est d’assurer la sécurité en Europe et je crois que nous y parviendrons », a déclaré mercredi le chancelier allemand, faisant montre d’optimisme en assurant croire dans les « progrès » nés de la reprise d’intenses échanges diplomatiques entre la Russie et les Occidentaux.

Boris Johnson, le Premier ministre britannique, qui a annoncé l’envoi de 350 soldats allemands de plus en Lituanie dans le cadre d’une mission de l’Otan, se rend quant à lui à Bruxelles et à Varsovie. Il doit rencontrer le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg à Bruxelles, puis le président polonais Andrzej Duda et son Premier ministre Mateusz Morawiecki à Varsovie.