Crise en Ukraine : Macron dit avoir obtenu de Poutine «qu’il n’y ait pas d’escalade»

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Après 5 heures d’entretien, et des déclarations peu concrètes, Emmanuel Macron tente de rassurer à propos de la crise ukrainienne : « J’ai obtenu qu’il n’y ait pas de dégradation et d’escalade », a-t-il assuré ce mardi aux journalistes dans l’avion l’emmenant à Kiev, se réjouissant également que la France ait « consolidé sa crédibilité ».

« Il s’agissait pour moi de bloquer le jeu pour empêcher une escalade et ouvrir des perspectives nouvelles (…) Cet objectif pour moi est rempli », a également détaillé le président, dans un moment « confidence » avec les journalistes.

Et de souligner l’âpreté des échanges : « Je ne pensais pas une seule seconde qu’il allait hier faire des gestes ». Emmanuel Macron doit s’entretenir ce mardi avec le président ukrainien. Une prise de parole est attendue cette après-midi.

La veille, Emmanuel Macron était à Moscou pour tenter d’apaiser les tensions russo-ukrainiennes. Plus de 120 000 hommes et de nombreuses pièces d’artilleries ont été positionnés à la frontière par Moscou, qui refuse que Kiev rejoigne l’Otan et fait pression.

Nouveaux échanges après Kiev

En conférence de presse à la suite de sa rencontre avec Poutine lundi, il a appelé au maintien de la paix : « Nous ne pouvons pas courir le risque de voir revenir en Europe le spectre de la confrontation, de l’instabilité et du désordre », a-t-il lancé, sans préciser les concessions ou positions concrètes pouvant provoquer une escalade.

De son côté, Poutine a joué la fermeté : « Si l’Ukraine devient membre de l’Otan, les pays européens seront entraînés dans un conflit avec la Russie. Vous n’aurez même pas le temps de réagir », a-t-il averti, tout en évoquant « certaines des idées » de son homologue français, qui selon lui pourraient « jeter les bases d’avancées communes ».

Les deux hommes ont promis de se reparler après le déplacement d’Emmanuel Macron à Kiev. « Nous ferons tout pour trouver des compromis qui pourront satisfaire tout le monde », a affirmé le maître du Kremlin, assurant que ni lui ni Macron ne veulent d’une guerre Russie-Otan qui « n’aurait pas de vainqueur ».

Les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France ont envoyé des renforts militaires à proximité de la zone. La Russie a déjà annexé une partie de l’Ukraine en 2014, la péninsule de Crimée. Depuis la même année, des rebelles soutenus par Moscou sont aussi en guerre avec l’armée ukrainienne dans l’est de ce pays.