Crise ukrainienne : les 5 phrases à retenir de la rencontre entre Macron et Poutine

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Emmanuel Macron et Vladimir Poutine se sont entretenus pendant plus de cinq heures, ce lundi au Kremlin. Au menu de la discussion : la crise ukrainienne, l’Otan et l’Europe. Voici cinq phrases à retenir de cette rencontre.

Macron et « le spectre de la confrontation en Europe »

Alors que les troupes russes se rassemblent aux frontières de l’Ukraine, le président français a appelé à préserver la paix. « Nous ne pouvons pas courir le risque de voir revenir en Europe le spectre de la confrontation, de l’instabilité et du désordre », a-t-il lancé. Des mots très proches de ceux qu’il avait tenus plus tôt dans la journée, avant même d’arriver au Kremlin. Son objectif, disait-il alors : esquisser une sortie de crise, « amorcer une désescalade » pour « éviter la guerre » et « construire les éléments de confiance, de stabilité, de visibilité pour tout le monde ».

« 120 000 soldats russes, cela rend nerveux »

Le président français a également profité de son temps de parole pour louer le sang-froid du président ukrainien Volodymyr Zelensky. « Il est président d’un pays entouré de 120 000 soldats russes, cela rend nerveux oserai-je dire », a-t-il ironisé, alors que Moscou a récemment annoncé avoir envoyé des soldats en Biélorussie, pays allié de la Russie et frontalier de l’Ukraine.

Emmanuel Macron doit d’ailleurs désormais rencontrer à Kiev son homologue ukrainien. « Il ne faut jamais faire de compromis sur la question ukrainienne sans les Ukrainiens », a tenu à rassurer le chef de l’État, alors que les Ukrainiens craignent d’être poussés par les Occidentaux à faire des concessions à Poutine.

«Vous n’aurez même pas le temps de réagir », met en garde Poutine

Le maître du Kremlin, lui, n’a pas toujours adopté un ton aussi apaisant qu’Emmanuel Macron. Il a notamment fait part de son inquiétude quant à un éventuel agrandissement de l’Otan et une adhésion de l’Ukraine à l’alliance militaire occidentale. « Si l’Ukraine devient membre de l’Otan, les pays européens seront entraînés dans un conflit avec la Russie. Vous n’aurez même pas le temps de réagir », a-t-il averti.

Poutine fait donc de l’engagement de l’Otan à cesser tout élargissement à l’Est une condition de l’apaisement. « Dire que la Russie se comporte de manière agressive est illogique », a-t-il dit, « ce n’est pas nous qui nous nous dirigeons vers les frontières de l’Otan ».

« Qui croit en l’Europe doit travailler avec la Russie »

Emmanuel Macron a toutefois réaffirmé sa volonté de travailler en collaboration avec la Russie pour tenter de faire baisser la tension aux frontières ukrainiennes. « La Russie est européenne », a assuré Emmanuel Macron. « Qui croit en l’Europe doit travailler avec la Russie. Est-ce que c’est chose aisée ? Non. Mais est ce que l’Europe s’est construit sur des choses aisées ? Non. Est-ce que la tâche tient de l’ingratitude ? Oui. Faut-il pour autant abandonner ? Non », a déclaré le président français devant Vladimir Poutine.

« Certaines de ses idées sont possibles »

Se montrant parfois menaçant, Vladimir Poutine a tout de même laissé entrevoir un début de négociation. « Certaines de ses idées, de ses propositions (…) sont possibles pour jeter les bases d’avancées communes », a-t-il déclaré en faisant référence à son homologue français. L’homme fort du Kremlin a en outre salué les « efforts » de Paris pour « résoudre le problème de la sécurité en Europe ».

Un message sur lequel la France entend désormais capitaliser. « Le président Poutine m’a assuré de sa disponibilité à s’engager dans cette logique et de sa volonté de maintenir la stabilité et l’intégrité territoriale de l’Ukraine », a ainsi souligné Emmanuel Macron.