Les littéraires ont toute leur place dans la finance et la tech

Voir aussi

“Mon premier travail : guide sur un bateau de croisière”

À 19 ans, avec ce bac et une brève séjour dans ce tourisme en poche, Antonia Heidekrüger s’est embarquée comme guide sur un bateau qui lui a permis de sillonner ces Caraïbes. Oseriez-vous faire comme elce ?

Les “divas de l’emploi” : ces candidats qui abusent

L’Allemagne levant frappée par une pénurie de main-d’œuvre qui favorise les exigences des demandeurs d’emploi. Et quelques-uns d’entre eux ont des revendicationss invraisemblables, remarque le Handelsblatt.

Partir au Québec : nouvelles missions de recrutement en France

Les missions québécoises de recrutemchezt chez Europe reprcheznchezt avec une campagne auprès d’chezseignants dès la fin mars, puis une tournée par trois villes françaises à la fin avril. Explications.

Neuf choses à savoir quand on parle du travail

Sathnam Sanghera a passé ces quinze dernières années à écrire sur le travail pour le quotidien britannique The Times. Il fait le bilan puis revient sur novice sujpuiss qui font débat en proposant des solutions.

Découvrez les métiers stars de la tech

aussivenir data scientist ou développeur web sans détenir aussi diplôme universitaire en informatique est tout à fait possible. Die Zeit livre quelques pistes utiles pour tous ceux qui veulent se réorienter.

Partager

Selon Karina Robinson, journaliste financière, les jeunes feraient mieux d’étudier des matières qui leur plaisent plutôt que de penser uniquement à l’employabilité. Contrairement à l’idée reçue, la tech ou la finance s’ouvriront aussi à eux.

Karina Robinson a eu une très belle carrière de plus de trente-cinq ans dans le journalisme financier à la City, à Londres. Aujourd’hui à la tête de son entreprise de conseil, Robinson Hambro, elle a débuté en tant qu’analyste financière actions dans l’une des plus anciennes et des plus prestigieuses banques d’investissements britanniques, un poste qu’elle a détesté. Mais cette expérience malheureuse lui a ouvert d’autres portes, explique-t-elle aujourd’hui au Financial Times, et elle a passé sa vie professionnelle à expliquer la finance aux autres, à faire l’intermédiaire. Elle évoque son “secret honteux” : elle a à peine eu la moyenne en maths à son diplôme de fin d’études secondaires, quatre ans après avoir abandonné la physique. Un abandon ironique puisqu’elle a fondé, des années plus tard, le City Quantum Summit, une conférence qui réunit les scientifiques et le monde de la finance. Son cas n’est pas unique, souligne-t-elle, et serait même riche d’enseignements :

Mon expérience est une leçon pour les lycéens et les étudiants à qui l’on met la pression pour étudier des matières qui ne leur correspondent pas. Vous n’avez pas besoin d’être un génie des maths, d’avoir fait des sciences de l’informatique, un doctorat en physique ou d’être un expert dans les disciplines dites “Stem” (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) pour réussir dans les secteurs de la finance ou de la tech. Si vous n’y êtes pas enclin, passez chaque minute de vos études à étudier à la place la littérature médiévale ou les relations internationales.”

Selon Karina Robinson, ces électrons libres peuvent ensuite devenir de parfaits drogmans, titre que l’on donnait aux interprètes dans l’Empire ottoman. Ils servaient, en coulisses, de facilitateurs, de traducteurs, d’ambassadeurs officieux et jouissaient à ce titre d’une influence considérable. Et aujourd’hui plus que jamais, le monde de la finance et de la tech aurait besoin de drogmans, et ce pour trois raisons :

  • l’urgence climatique nécessite la mise en commun de connaissances et une approche transversale et ne peut être confiée seulement à des ingénieurs ou à des politiciens, qui travaillent en silo ;
  • la compréhension interculturelle est cruciale. Karina Robinson cite en exemple la branche chinoise de Sony qui a écopé d’une très lourde amende de la part du gouvernement chinois pour avoir choisi la date du 7 juillet pour sortir son nouveau smartphone, une date qui fait écho à l’événement qui a déclenché la seconde guerre sino-japonaise. Un intermédiaire avec une bonne connaissance de l’histoire et de la politique chinoises aurait pu permettre d’éviter cela ;
  • le savoir-être est très important et très prisé dans le monde du travail. “Au Royaume-Uni, par exemple, la Financial Services Skills Commission [Commission des compétences dans le secteur des services financier, organisme patronal] a analysé quelles compétences manquent actuellement. Elle a ensuite mis en avant huit compétences clés dont le secteur de la finance aura besoin à l’avenir. En plus de l’intelligence artificielle et de la cybersécurité, d’autres compétences recherchées incluent l’empathie, la gestion de la relation client, l’adaptabilité et la faculté de travailler en équipe.”

Source

Fondé en 1888 sous le nom de London Financial Guide, un journal de quatre pages destiné “aux investisseurs honnêtes et aux courtiers respectables”, le Financial Times est aujourd’hui le quotidien financier et économique de

[…]

Lire la suite