Les bureaux partagés, une fausse bonne idée ?

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De plus en plus d’entreprises mettent à la disposition de leurs employés des bureaux à se partager. Exit l’espace personnel, bonjour la flexibilité. Une tendance qui fait presque l’unanimité contre elle.

Cela fait maintenant plus d’une vingtaine d’années qu’il est question de bureaux partagés, ou hot-desking, en anglais, dans de nombreuses entreprises. Les employeurs mettent à disposition des salariés des bureaux selon un planning de rotation. Pas de personnalisation possible, les bureaux des uns sont les bureaux des autres. Cela semble aller dans le sens de la rationalisation de l’espace, et donc des coûts fixes. Mais la question fait débat, d’autant plus vivement que la pandémie a accéléré le phénomène, avec des équipes souvent en télétravail partiel.

Le Financial Times constate :

En Espagne, cela a provoqué des contentieux juridiques. Au Canada, cela a irrité les employés. En Australie, les fonctionnaires étaient mécontents, et au Royaume-Uni, les dirigeants syndicaux étaient agacés. La cause de cette frustration planétaire ? L’extension rapide de cette pratique en pleine pandémie menace de rendre encore plus rares les espaces personnels et réservés.”

Aux quatre coins de la planète, les salariés semblent unis dans leur détestation de ce système. À la fin janvier 2022, un sondage sur le réseau social LinkedIn a montré que 75 % des participants ne l’aimaient pas. En 2021, une étude universitaire britannique allait dans le même sens. Et pourtant, les “bureaux flexibles” n’ont jamais autant eu le vent en poupe, et les entreprises se ruent sur ce type d’organisation pour faire face au monde du travail post-Covid. Pilita Clark, journaliste au Financial Times, souligne que les choses ont tout de même évolué, car le Covid-19 et la généralisation du télétravail ont vidé les bureaux et fait augmenter des coûts superflus parfois difficilement absorbables en temps de crise. Elle-même bénéficie de son propre bureau au sein de la rédaction. Mais son retour sur le site entre les confinements n’a pas été si agréable, se souvient-elle. “L’endroit où mon bureau se situe était parfois si déserté que j’aurais aussi bien pu rester à la maison. Par moments, j’ai volontairement fait du hot-desking en m’installant à une autre place juste pour être plus proche des collègues, dont la présence était la raison de ma venue.”

Même si on peut rendre le concept de bureaux partagés plus séduisant en dépensant de l’argent pour faciliter leur réservation, les rendre plus modulables, plus proches d’endroits où chacun peut stocker ses propres affaires, l’attachement aux bureaux personnels montre une chose : “Avoir son propre bureau est un signe d’appréciation de la part de l’organisation, et d’appartenance. Le perdre, c’est aussi perdre une partie de la loyauté qu’on éprouve envers son employeur.”

Pilita Clark conclut donc :

Alors que la pandémie a mis à mal comme jamais les liens de travail, je pense que la meilleure idée serait de mettre en pause la tendance des bureaux partagés pour aussi longtemps que possible.”

Source

Fondé en 1888 sous le nom de London Financial Guide, un journal de quatre pages destiné “aux investisseurs honnêtes et aux courtiers respectables”, le Financial Times est aujourd’hui le quotidien financier et économique de

[…]

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