Etats-Unis : Whoopi Goldberg suspendue deux semaines par ABC après des propos sur la Shoah

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Ses excuses n’ont pas été jugées suffisantes. L’actrice américaine Whoopi Goldberg a été suspendue mardi pour deux semaines de l’émission qu’elle co-présente sur la chaîne américaine ABC. La raison ? La comédienne avait affirmé la veille à l’antenne que l’Holocauste n’était « pas une question de race ». L’artiste a présenté des excuses lundi pour sa déclaration alors qu’elle cherchait à défendre le roman graphique sur la Shoah « Maus », récemment banni du programme scolaire par les autorités d’un comté du sud des États-Unis.

Mais Kim Godwin, présidente d’ABC, a estimé que ce n’était pas suffisant et a décidé de suspendre l’animatrice de la célèbre émission de talk-show « The View ». « Avec effet immédiat, je suspends Whoopi Goldberg pour deux semaines après ses commentaires mal avisés et préjudiciables », a-t-elle indiqué dans un communiqué publié sur un compte Twitter de la chaîne.

« Je suis désolée que mes mots aient causé cette souffrance »

Lors de l’émission quotidienne, l’actrice a déploré que des classiques comme « Maus », dans lequel le dessinateur Art Spiegelman raconte les souvenirs bouleversants de son père rescapé de la Shoah, ou « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » d’Harper Lee, soient bannis d’écoles américaines. Puis elle a ajouté que l’Holocauste n’était « pas une question de race, c’est une question d’inhumanité des hommes envers les hommes ». Des propos qui ont immédiatement surpris ses interlocutrices en plateau.

« J’aurais dû dire que c’était lié aux deux », s’est excusée sur Twitter l’actrice oscarisée en 1991 pour son rôle dans « Ghost », considérée comme une pionnière de la percée des acteurs noirs sur la scène américaine.

« Comme l’a dit Jonathan Greenblatt de l’Anti-Defamation League (une organisation de lutte contre l’antisémitisme), l’Holocauste a été la destruction systématique par les nazis du peuple juif, qu’ils considéraient comme une race inférieure », a-t-elle ajouté. « Je suis désolée que mes mots aient causé cette souffrance », a-t-elle conclu, en présentant ses « sincères excuses ».