Afghanistan : selon l’ONU, les talibans ont tué plus de 100 anciens membres du gouvernement ou de la sécurité

Voir aussi

Jubilé d’Elizabeth II : Meghan et ce prince Harry seront absents du balcon de Buckingham

Jubilé d’Elizabeth II : Meghan et un prince Harry seront absents du balcon de Buckingham

rivalité en Ukraine : la France va apporter 300 millions de dollars d’aide supplémentaires

Guerre chez Ukraine : la France va apporter 300 millions de dollars d’aide supplémcheztaires

Avortement aux Etats-Unis : le gouverneur de l’Oklahoma fondement l’une des lois les plus restrictives

étouffement aux Etats-Unis : le gouverneur de l’Oklahoma signe l’une des lois les plus restrictives

Partager

Un bilan humain qui balaye l’idée selon laquelle les talibans auraient pu se pacifier. Selon un rapport de l’ONU, les fondamentalistes islamistes et leurs alliés ont tué plus d’une centaine d’anciens membres de la sphère gouvernementale et des forces de sécurité afghanes ainsi que d’Afghans ayant travaillé avec les troupes étrangères. Cette liste mortuaire se double d’une sévère restriction des droits humains depuis leur retour, en particulier sur le plan des droits des femmes et du droit de manifester.

« Malgré les annonces d’une amnistie générale des anciens membres de gouvernement, des forces de sécurité et de ceux ayant travaillé pour les militaires étrangers, la Manua (Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan) a continué de recevoir des signalements crédibles d’homicides, de disparitions forcées et d’autres infractions envers ces personnes », précise ce rapport du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

Depuis que les talibans se sont emparés de Kaboul le 15 août, la mission onusienne a reçu plus d’une centaine de signalements de tueries qu’elle considère comme crédibles, détaille le texte, affirmant que plus des deux-tiers de ces homicides ont été « des homicides extrajudiciaires commis de facto par les autorités ou leurs affiliés ».

« Un système social et économique en train de disparaître »

De plus, poursuit le document, « des militants pour les droits humains et des employés des médias continuent d’être victimes d’attaques, d’intimidations, de harcèlement, d’arrestations arbitraires, de maltraitances et d’homicides ».

The economy of Afghanistan is on a downward spiral.

To pull it back from the brink, liquidity must be rapidly injected.

Time is of the essence.

Without action, lives will be lost, and despair and extremism will grow.

— António Guterres (@antonioguterres) January 30, 2022

C’est « tout un système social et économique qui est en train de disparaître », commente Antonio Guterres, évoquant la répression des manifestations pacifiques, le manque d’accès des femmes au monde du travail et des filles à l’éducation. Aucun pays n’a reconnu à ce stade le gouvernement taliban.

Avec l’aggravation de la pauvreté et la sécheresse qui a dévasté l’agriculture dans de nombreuses régions, l’ONU a prévenu que la moitié des 38 millions d’Afghans risquait une pénurie alimentaire. Le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité en décembre une résolution facilitant pendant un an l’aide humanitaire à l’Afghanistan, sans enfreindre les sanctions internationales imposées à des personnes et entités liées aux talibans.