Le Mali, en crise avec la France, «n’exclut rien» dans ses relations avec Paris

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Si une demande de départ des forces françaises n’est pas « pour le moment sur la table », le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a déclaré vendredi que son pays « n’exclut rien par rapport à ces questions si ça ne prend pas en les intérêts » maliens. Les tensions entre Paris et la junte malienne atteignent un niveau inédit. Samedi, un soldat français a été tué au Mali où l’hostilité contre l’opération Barkhane en pleine refonte est montée d’un cran fin 2021. Ce jeudi, un haut responsable de la junte malienne appelait la ministre française des Armées Florence Parly à se taire.

Le chef de la diplomatie malienne a fait cette déclaration à Radio France Internationale en réaction à des propos de son homologue français Jean-Yves Le Drian. Celui-ci a fait le constat d’une « rupture du cadre politique et du cadre militaire », devant la dégradation accélérée des rapports et la demande, par Bamako, de retrait des forces spéciales danoises. « Ce sont des propos empreints de mépris », a déclaré le ministre malien. « Nous demandons que Paris nous respecte en tant que pays », a-t-il poursuivi.

Des dispositions de l’accord de défense « contraires à la Constitution »

Le Mali est prêt le cas échéant à dénoncer l’accord de défense conclu avec la France, dont il a demandé récemment la révision à Paris, parce que « certaines dispositions sont contraires à la Constitution et à la souveraineté du Mali », a dit Abdoulaye Diop. « Nous attendons une réponse rapide de Paris. À défaut de réponse, assurez-vous (soyez assurés) que le Mali s’assumera » (prendra ses responsabilités), a-t-il dit.

Quant à demander le départ des troupes françaises comme la junte l’a fait avec les forces spéciales danoises, « cette question n’est pas pour le moment sur la table », a-t-il dit. Cependant, « si une présence à un moment donné est jugée contraire aux intérêts du Mali, nous n’hésiterons pas à nous assumer, mais nous n’en sommes pas là », a-t-il dit.