Ces entreprises qui passent à la semaine de quatre jours

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Quatre jours de travail par semaine payés cinq : en Suisse, au Royaume-Uni ou aux États-Unis, de plus en plus d’entreprises se laissent séduire par la semaine de 32 heures.

En Suisse, les entreprises tentées par l’instauration de la semaine de quatre jours se multiplient, constate à Zurich la SonntagsZeitung. C’est le cas de Mare Communication and Care à Lucerne, de l’agence Awin de Zurich, spécialisée dans le marketing Internet, ou encore, dans la même ville, de la société Lauschsicht, qui produit des films.

Le principe est simple : travailler trente-deux heures par semaine payées à plein temps tout en maintenant la productivité. “Les journées de travail sont intenses, mais nous sommes mieux organisés”, explique Fabian Schneider, dirigeant de Serow, une société implantée à Soleure, spécialisée dans l’audit et du conseil informatique.

Chez A + O, spécialiste du design graphique, on ne travaille plus le vendredi depuis déjà plusieurs années. “Ça convient aux collaborateurs et ça ne pose pas de problèmes aux clients”, selon Andreas Ott, le patron. “Ce n’est pas au bureau que les bonnes idées surgissent, mais en randonnée ou en visitant un musée”, ajoute Aurelia Zihlmann, la directrice artistique.

Syndicom, le syndicat suisse des médias et de la communication, salue ces initiatives. Pour Lena Allenspach, sa porte-parole, la généralisation de ce modèle représente “une avancée importante” pour une organisation du travail prenant mieux en compte les besoins des travailleurs. L’Union patronale suisse reste pour sa part plus sceptique.

Au Royaume-Uni, un programme pilote

Etendre à tous les salariés d’une entreprise la semaine de quatre jours n’est pas vraiment une idée nouvelle. “Un contrat doit porter sur un niveau de productivité. Si vous remplissez le contrat en moins de temps, pourquoi devrais-je réduire votre salaire ?” demande dans The New York Times Andrew Barnes, fondateur de Perpetual Guardian, une entreprise néo-zélandaise passée à la semaine de quatre jours en 2018.

C’est également en Nouvelle-Zélande que la multinationale britannique Unilever a décidé de tester, depuis près d’un an, les quatre jours payés cinq. “Les anciennes organisations du travail ne sont plus adaptées à notre époque et ne remplissent plus leurs objectifs”, reconnaît Nick Bangs, le directeur d’Unilever New Zealand.

Associée à Charlotte Lockhart, une autre entrepreneuse néo-zélandaise, Andrew Barnes vient tout juste de lancer, cette fois au Royaume-Uni, un programme pilote visant à tester l’hypothèse selon laquelle la réduction du temps de travail augmente à la fois la productivité et le bien-être des salariés, rapporte The Times.

Le projet 4 Day Week UK, mené en collaboration avec le groupe de réflexion Autonomy et des chercheurs des universités d’Oxford et Cambridge ainsi que du Boston College, associera une vingtaine d’entreprises, dont Canon Medical Research Europe (basée à Édimbourg) à partir de juin prochain. Chaque entreprise travaillera avec les chercheurs pour mesurer l’impact de la semaine de quatre jours. La productivité et le bien-être ne sont pas les seuls critères puisqu’il s’agira également de mesurer les effets de la réduction du temps de travail sur l’environnement et sur l’égalité des sexes.

“Alors que nous sortons de la pandémie et que nous tentons de tout reconstruire en mieux, de nombreuses personnes souhaitent trouver un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Cent ans après la création du week-end, nous pensons que la semaine de quatre jours est attendue depuis longtemps et nous pensons que cette expérience montrera qu’il s’agit d’un dispositif gagnant-gagnant pour les entreprises et pour les employés”, explique Joe Ryle, le directeur du programme.

Les promoteurs du projet 4 Day Week UK donnent rendez-vous en 2023 pour la publication des données recueillies.

Source

Lancé en avril 2016 et destiné aux expatriés français et aux candidats à l’expatriation, Courrier Expat offre des informations puisées dans la presse internationale sur l’environnement professionnel et personnel des Français de l’étranger, sur le

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