Ukraine : la Russie et les Etats-Unis discutent à Genève, ultime tentative pour désamorcer les tensions

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Un dernier espoir pour tenter de désamorcer la crise ukrainienne ? Les chefs de la diplomatie américaine et russe se sont donné une poignée d’heures vendredi à Genève pour éviter l’escalade de tensions, Washington soupçonnant Moscou de vouloir envahir son voisin malgré des menaces de lourdes représailles.

La rencontre entre Sergueï Lavrov et Antony Blinken dans un palace du bord du Léman est le dernier pas de deux d’un intense ballet diplomatique qui avait commencé il y a 11 jours, déjà à Genève, entre leurs adjoints. Ils avaient convenu de continuer à se parler malgré les fortes divergences de vues et la centaine de milliers de soldats russes massés aux frontières de l’Ukraine.

Le face-à-face Blinken-Lavrov ne devrait pas excéder deux heures. « Nous sommes confrontés à des problèmes complexes et les résoudre prendra du temps. Je ne m’attends pas à ce que nous les réglions à Genève », a souligné jeudi à Berlin Antony Blinken, qui table sur une « compréhension mutuelle » et une désescalade côté russe pour apaiser les tensions.

Une « réponse rapide, sévère et unie des États-Unis »

Mercredi, le président Joe Biden a jugé que son homologue Vladimir Poutine « va entrer » en Ukraine et il lui a promis, dans ce cas, « une réponse rapide, sévère et unie des États-Unis et de nos alliés ». Le Kremlin a dénoncé jeudi les remarques « déstabilisatrices », qui pourraient donner des idées « aux têtes brûlées parmi les représentants ukrainiens ».

La Russie, qui soutient déjà la rébellion dans l’est du pays qui a fait plus de 13 000 morts depuis 2014, et a annexé la Crimée, nie tout projet d’invasion. Mais le Kremlin insiste sur des garanties écrites pour sa sécurité, y compris sur la promesse que Kiev n’intégrera pas l’Otan et que l’Alliance ne cherche pas à s’étendre dans ce qu’elle considère comme son précarré. Les États-Unis ont déjà opposé une fin de non-recevoir à ces demandes, jugées déraisonnables.

Mais la porte n’est pas tout à fait fermée pour autant : l’administration Biden a répété à plusieurs reprises qu’elle était prête à discuter des craintes des Russes pour leur sécurité. La secrétaire d’État adjointe américaine Wendy Sherman a proposé de s’inspirer du défunt traité de désarmement sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF), signé pendant la Guerre froide avec Moscou.

Mercredi, le président Biden s’est même dit prêt à un nouveau sommet avec Vladimir Poutine, après celui du 16 juin 2021 à Genève. La Russie n’a pas dit non aux propositions sur les missiles et les manœuvres mais rappelé que là n’était pas l’essentiel. Pour faire bonne mesure, elle a annoncé jeudi des manœuvres navales d’envergure en janvier et février dans l’Atlantique, l’Arctique, le Pacifique ou encore la Méditerranée.

VIDEO. Si la Russie attaquait l’Ukraine demain, quelle serait la position de la France ?

Le chef de la diplomatie américaine a exhorté mercredi Vladimir Poutine à choisir la « voie pacifique ». Au passage, il a aussi fait clairement savoir qu’il ne proposerait pas de réponses écrites aux demandes très détaillées faites par les Russes sur les points de contentieux. Les diplomates Sergueï Lavrov et Antony Blinken s’adresseront séparément à la presse à l’issue de la rencontre.